Nos retraites ne dépendent pas seulement du vieillissement de la population. Leur financement dépend aussi des emplois, des salaires et de l’activité économique.
Pourtant, le débat se concentre souvent sur trois leviers : travailler plus longtemps, payer davantage ou recevoir moins.
Remettre les emplois qui financent les retraites dans le débat
Pendant des décennies, la France a laissé disparaître des capacités industrielles et les compétences qui les accompagnaient.
Une usine, ce sont des emplois directs, des fournisseurs, des salaires et des cotisations. La reconstruction de notre appareil productif doit donc faire partie de la réflexion sur l’avenir de notre protection sociale.
Les services contribuent eux aussi à son financement. L’enjeu est de renforcer notre économie dans son ensemble, en redonnant à l’industrie une place plus importante.
Reconstruire la production pour élargir les possibilités
Retrouver une énergie compétitive, réduire les impôts de production, faciliter l’investissement et mieux mobiliser la commande publique : voilà des orientations que je défends dans L’ÉCONOMICIDE FRANÇAIS.
La réindustrialisation ne résoudra pas, à elle seule, tous les déséquilibres des retraites. Mais écarter les emplois et la richesse du débat revient à se priver d’un levier essentiel.
Avant de demander de nouveaux efforts aux Français, discutons aussi des moyens de reconstruire l’activité qui contribue à financer notre modèle social.
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