Le prix des carburants ne dépend pas uniquement du pétrole brut. Il dépend aussi de sa transformation et des échanges de produits déjà raffinés.
Une dépendance qui concerne aussi la transformation
En 2024, la France a importé 38,5 millions de tonnes équivalent pétrole de produits raffinés et en a exporté 16 millions, selon le SDES.
Ces échanges portent sur différents produits : gazole, essence, kérosène, fioul ou produits destinés à d’autres usages. Une capacité globale de raffinage ne suffit donc pas à décrire notre autonomie pour chaque carburant.
Les capacités françaises se sont réduites depuis 2008, notamment à la suite de fermetures de sites.
Préserver des capacités stratégiques pendant la transition
Une raffinerie française ne garantit pas un carburant bon marché. Les prix restent liés aux marchés internationaux, aux taux de change, à la fiscalité et aux coûts de distribution.
Mais nos choix industriels méritent une place dans le débat : quelles capacités devons-nous préserver pendant que les transports et les usages de l’énergie évoluent ?
Dans L’ÉCONOMICIDE FRANÇAIS, je défends une souveraineté qui ne consiste pas à tout produire seuls, mais à conserver les compétences et les capacités stratégiques nécessaires pour limiter nos dépendances.
Réduire la consommation de pétrole et réfléchir à notre sécurité d’approvisionnement doivent avancer ensemble.
Source : SDES, Chiffres clés de l’énergie — Édition 2025, rubrique « Pétrole ».
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