Engagements et responsabilités

Prendre une décision qui engage l’avenir du pays implique d’en examiner les conséquences et d’en répondre.

Reconstruire nos capacités industrielles et agricoles exige des engagements précis. Quelles productions voulons-nous préserver ? Quelles dépendances devons-nous réduire ? Qui doit agir, avec quels moyens et dans quels délais ?

La responsabilité concerne les décideurs publics comme les acteurs économiques, chacun dans son rôle. Elle demande de pouvoir identifier les choix effectués, comprendre leurs effets et corriger ce qui compromet durablement notre capacité à produire.

Protéger les capacités essentielles du pays

La souveraineté industrielle et alimentaire suppose de déterminer les productions, les compétences et les infrastructures dont nous devons conserver la maîtrise.

Cette protection doit porter sur l’ensemble des filières : exploitations agricoles, entreprises de production, fournisseurs, sous-traitants, outils de transformation et savoir-faire. Lorsqu’un maillon essentiel disparaît, les conséquences peuvent dépasser largement l’entreprise concernée.

Je défends une démarche d’anticipation : identifier les fragilités, examiner les solutions et mobiliser les acteurs avant que la perte de compétences ou de capacités devienne difficile à réparer.

Préserver une capacité essentielle commence par reconnaître sa valeur avant qu’elle disparaisse.

Des engagements publics précis et vérifiables

Une promesse de réindustrialisation doit permettre aux citoyens de comprendre ce qui sera réalisé. Elle doit préciser les objectifs, le financement, le calendrier et les responsables de sa mise en œuvre.

Les décisions doivent également exposer leurs conséquences attendues pour les entreprises, les salariés, les agriculteurs et les territoires. Les incertitudes et les difficultés doivent être présentées avec la même clarté que les bénéfices espérés.

Je propose que les grandes orientations industrielles fassent l’objet d’un suivi public régulier. Les écarts entre les engagements et les réalisations doivent être expliqués, avec des mesures correctives et des échéances.

Une responsabilité des acteurs économiques

Les entreprises prennent des risques, investissent et doivent s’adapter à leurs marchés. Leur pérennité est une condition de l’emploi et du maintien des compétences.

Leurs décisions peuvent aussi engager l’avenir d’une filière ou d’un territoire. Les projets de fermeture, de cession ou de réorganisation doivent donc être examinés en tenant compte de leurs conséquences, des solutions possibles et des responsabilités de chacun.

Lorsqu’un soutien public est accordé, les engagements associés doivent être explicites et suivis. Je défends des conditions proportionnées, vérifiables et adaptées aux projets, ainsi que des conséquences prévues en cas de manquement.

La confiance entre les entreprises et la collectivité se construit sur des engagements réciproques et lisibles.

Établir les responsabilités à partir des faits

Comprendre une destruction industrielle demande de reconstituer les décisions, leur contexte et les informations disponibles au moment où elles ont été prises.

Il faut examiner les contraintes économiques, les solutions envisagées, les alertes reçues et les marges de décision réelles. Une responsabilité doit pouvoir être attribuée à des actes et à des acteurs identifiés.

Cette exigence évite les accusations générales. Elle permet aussi de distinguer ce qui relève d’une évolution du marché, d’un choix stratégique, d’une erreur ou d’un comportement susceptible de constituer une faute.

La gravité d’un dommage exige une analyse rigoureuse des faits et des responsabilités.

L’économicide : construire une proposition juridique

Je souhaite ouvrir le débat sur la création d’un cadre juridique de l’économicide, destiné à mieux prévenir les atteintes graves et durables aux capacités productives essentielles du pays.

Cette proposition doit être construite avec des juristes, des économistes et des professionnels de l’industrie et de l’agriculture. Elle devra examiner les protections existantes et préciser ce qu’un nouveau cadre apporterait.

Plusieurs questions doivent être traitées : quelles capacités protéger, quels comportements viser, comment établir le dommage et le lien avec les décisions prises, quelles preuves exiger et quelles réparations ou sanctions envisager ?

La distinction entre le risque entrepreneurial, l’erreur de décision et les comportements fautifs devra être clairement définie. Les responsabilités devront être établies individuellement, sur des faits démontrés et dans le respect des droits de la défense.

L’ambition est de mieux protéger notre avenir productif par un cadre précis, applicable et respectueux des libertés.

Prévenir les dommages et organiser les corrections

La responsabilité doit aussi permettre d’agir assez tôt. Lorsqu’une décision menace une capacité essentielle, les alertes doivent pouvoir être examinées et les solutions étudiées avant que les effets deviennent irréversibles.

Je propose de renforcer cette anticipation par des évaluations documentées, une coordination des acteurs et un suivi des engagements.

Lorsqu’une politique ou un dispositif ne produit pas les résultats attendus, les responsables doivent expliquer les difficultés et décider des corrections nécessaires. Les moyens publics doivent pouvoir être réorientés vers les actions dont l’utilité est démontrée.

Transmettre un pays capable de produire et de choisir

Nos décisions engagent ceux qui viendront après nous. Préserver les savoir-faire, faciliter la transmission des entreprises et des exploitations agricoles, former les jeunes et investir dans les outils de production participent d’une même responsabilité.

L’objectif est de leur transmettre des possibilités concrètes : apprendre un métier, entreprendre, innover et construire leur avenir en France.

Avec L’ÉCONOMICIDE FRANÇAIS, je souhaite contribuer à ce débat et mettre les capacités productives du pays au cœur de nos choix collectifs.

Notre responsabilité est de transmettre aux générations suivantes les moyens de leur liberté et de leur prospérité.

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